Ma fille vient d’avoir 3 mois.
La bulle magique qui a nous entourés depuis sa naissance, va, par la force (sociale, économique, sociétale) des choses, s’estomper doucement.
Ces quelques petites pensées vont peut-être me permettre de mieux garder en mémoire de cette rare, merveilleuse et brève parenthèse dans son époque, et aussi m’aider à ne pas voir que le coté tristounet des choses (le « sevrage » – horrible mot, non ?, le retour au boulot…)…
Promis, ensuite je reviendrai à des écritures plus fictionnelles, et le « Je » retournera à ses pénates.
“Justice est faite !”
Œil pour Œil, et dent pour dent, justice est faite. L’Occident, qui s’est toujours voulu le phare de l’Humanité, a prouvé une fois de plus, que ses instincts primitifs sont toujours bien là, finalement bien peu profondément tapis. Vengeance quand tu nous tiens.Bel exemple !
Je me demande ce qu’en penseront les peuples qui ont essaimé notre début d’année de révoltes et de soulèvements et ont, pour certains d’entre eux, acquis plus de liberté et/ou de démocratie.
Manou
Pour les bébés, la plage n’a rien d’une partie de plaisir. En fait, tu subis tous les inconvénients du bord de mer (le sable, le vent, le soleil en pleine tête), sans bénéficier d’aucun de ses avantages : pas de baignade (Pâques 2011 restera dans les annales, puisqu’on pouvait de baigner dans la crique de Telgruc/Crozon…), pas de glaces, pas de château de sable, pas de pique-nique sur les rochers…
Risettes et vocalises a gogo.
Noms de code : “sac à dos”, chenille, transat rouge, torchon breton coloré, vomito…
Nous touchons du doigt le sens premier de l’expression : “Rien que du bonheur“.
Pour Gigi
Dimanche, tu as déniché au fond d’un marché aux puces (ah les bonnes vieilles braderies du nord !) une toute petite girafe en bois. Derrière mon dos, tu as tranquillement négocié son prix, et tu me l’as fièrement offerte au retour à la maison. Sans occasion particulière : ce n’est ni mon anniversaire, ni la Fête des mères. Cette nouvelle petite girafe a rejoint ses congénères dans la bibliothèque du salon. Merci ma chérie, de tout mon coeur.
Nocturne
Ce soir, une petite étape de plus en direction du retour à la vie-normale-de tous-les jours : avec un plaisir infini, s’asseoir devant le piano, ouvrir les partitions, déchiffrer les mains séparées, épeler des phrases pour en distinguer les mélodies. Puis, timidement, rejouer les mains ensemble. Les notes s’égrènent dans le salon, les enfants dorment à l’étage.
C’est si bon d’être là, de jouer une Valse poétique de Granados (la première, la plus facile…), le cœur en paix.
Il ne me reste plus qu’à travailler (beaucoup) pour pouvoir jouer à nouveau, un jour peut-être, les vrais Nocturnes, cette fois…
Festivals
Parmi les nombreux projets formés pour les mois à venir, il est de plus en question des festivals de musique de cet été. Je nous imagine déjà, mon amoureux et moi, libérés le temps d’une journée champêtre (Festival de bout du monde de Crozon ?) ou lacustre (Musilac à Aix les Bains ?).
Quoiqu’il en soit, et où que ça se déroule, je savoure à l’avance cette overdose de sons, l’excitation des concerts (le son “live” de chansons que l’on connaît par cœur, la danse, la foule), la liberté de mouvement, les déambulations dans les allées où l’on croise des gens de toutes sortes, de tous âges et de tous horizons. Parmi eux, ma préférence va sans hésitation pour la nonchalance décontractée de certains, dont l’allure faussement décontractée, a été soigneusement étudiée pour correspondre à l’idée que l’on se fait du festivalier un peu baba cool sur les bords.
Ben, Yaël, Louis, Cocoon, attendez-nous, on arrive.
Vous avez dit « Cambouler » ?
Cambouler. A chaque fois que je prononce ce mot, je lis sur le visage de mes interlocuteurs, quels qu’ils soient, l’expression de leur totale incompréhension. Il faut bien que je me fasse une raison : alors qu’il fait partie intégrante de mon vocabulaire de base, ce mot semble inconnu de tous. Issu de mon enfance provençale, il m’a pourtant été très utile : je ne lui connais pas, en effet, de synonyme. Or, et a fortiori lorsque l’on est enfant, c’est très utile d’utiliser un seul mot, lorsque l’on veut dire : « prendre-quelqu’un-sur-son-porte-bagage ».
Or, mon fils a maintenant 7 ans, et j’ai bien envie de le cambouler pour l’emmener au solfège ou aller le chercher au foot.
Au détour d’une hasardeuse consultation sur Internet, alors que l’inanité de ma vaine recherche me sautait déjà aux yeux, quelle ne fut pas ma stupéfaction lorsque…VICTOIRE !!!!!! : le mot Cambouler, celui-là même que personne ne semble connaître et qui fait de moi l’objet de moqueries récurrentes de R., vient de faire une entrée certes un peu inaperçue, mais tonitruante à mon modeste niveau, dans le Larousse édition 2010 (rien que ça !!!) :
Cambouler : – verbe transitif – Dans le midi de la France, transporter quelqu’un sur le porte-bagages d’un véhicule à deux roues.
Merci le jury du Larousse !
Allez, Ricky, viens que j’te camboule à la maison.
Spéciales dédicaces
A mon chéri, sans qui tout cela n’existerait pas
A mes chouchoux, mes si tendres, jolis, rigolos et vivants petits coeurs
A mes parents pour tout, et à maman pour le Japan Spa
Pour ACC, Rem’s et A. the brand new girl.
A mes amis pour leur soutien et leur sourire de tous les jours
A tous, à très bientôt pour de nouvelles aventures.
MANOU : chenilles ? transat rouge ?
GIGI : tropppp mignon. J’espère que la mienne me fera aussi des petits gestes comme ça. Oui, elle le fera….
NOCTURNE : je viens d’essayer une sonate de Mozart avec la petite contre mon ventre, dans un porte bébé. Bof.
CAMBOULER : c’est quoi ce verbe ?!!!!!!!
Kisses from MC, RC and AC